Africain Bouddhique Chrétien Chinois Contes pour tous les âges Hermès
Indien Islam Nature et sagesse Nlle collection Occidental Que suis-je ?
envoyez un mail commander ou nous écrire
    rechercher un ouvrage
ou un auteur
Afficher les nouveautés


Être simplement
Questions et réponses en Quête du Soi de  Bernard

Bernard, comme il le dit en toute simplicité, a trouvé ce qu'il cherchait. Pour en témoigner il se réfère volontiers à Ramana Maharshi et à Nisargadatta Maharaj sans prétendre exprimer quoi que ce soit de nouveau.
Mais son témoignage est particulièrement éloquent pour les chercheurs d'aujourd'hui. Il est la preuve vivante de ce que son propre Maître lui avait dit alors qu'il doutait de pouvoir atteindre son but : « Ramana Maharshi est exceptionnel mais la réalisation n'est pas exceptionnelle ».
En effet, Bernard est tout à fait proche de nous, simple père de famille de condition modeste, il s'exprime dans un langage familier. À son contact toutes les idées préconçues au sujet de la réalisation s'effondrent.
Il communique ainsi la certitude que chacun peut découvrir ce que lui même a trouvé : « Le Soi, notre véritable nature, dit-il, est simplement le fait d'Être. Ce n'est donc pas un état en devenir qu'il nous faudrait atteindre avec une multitude de conditions à remplir, de connaissances à acquérir et qui, de plus, serait réservé à une élite.
Nous sommes tous le Soi mais sans le sentiment d'être une vie particulière. Tout le monde peut réaliser sa vraie nature parce que tout le monde existe déjà. Il n'y a rien à faire pour être ce que l'on est, mais il nous reste à en prendre conscience au-delà du processus mental : je.. dans le corps. dans le monde. »

N° ISBN : 2-86681-119-4
Année de parution : 2003
Prix: 16 €
Poids : 145 Grs
Nb pages : 116



Sur l'auteur :

Issu d’une famille très catholique, Bernard baigna dès le plus jeune âge dans cette ambiance de prières, de cultes, de credos qui accompagnent toujours toute religion. Cette éducation très religieuse le marqua profondément, et la notion de péché - donc de culpabilité - présente en permanence le perturba très tôt. D’un caractère excessivement passionné, avide d’Absolu, Bernard chercha, s’aidant de tous les moyens offerts par sa religion - à laquelle il croyait fermement - le moyen de devenir “meilleur”, puisque cette religion ne cesse de rappeler à ses fidèles qu’ils ne sont que de “pauvres pécheurs” (comme le dit le “Je vous salue Marie”).
Il éprouvait pour la Sainte Vierge un Amour total et démesuré, ainsi que pour Sœur Elisabeth de la Trinité, une carmélite de Dijon qui, comme il le disait lui-même, était “tout Amour”, toute abandonnée qu’elle était à “son Jésus”. Le feu d’Amour qui animait Elisabeth le faisait vibrer de Bonheur tant il sentait sa présence en lui, le rassurant, le guidant de cet élan amoureux que seuls peuvent percevoir ceux qui sont prêts à Tout donner, à tout abandonner pourvu qu’ils “voient Dieu”...
Durant ces années, Bernard pratiqua des ascèses très sérieuses de tout son cœur et de toute son âme, avec la ferveur sans limite qui le caractérise. Cependant, la recherche s’intensifiant, il ressentait de plus en plus nettement à quel point les dogmes de sa religion ne pouvaient apporter la moindre réponse aux questions qui le taraudaient, à son besoin de comprendre le “pourquoi” de la vie mais aussi du péché, d’un péché originel dont il sent de plus en plus fort qu’il n’y est pour rien...
C’est à cette époque de doutes, en cette nuit trop longue et aride, quelques mois seulement après avoir découvert Elisabeth, qu’il “rencontra” en 1979 RAMANA MAHARSHI par la lecture de ses enseignements. Cette rencontre le bouleversa complètement, et dès lors l’Amour qu’il éprouva pour Ramana n’avait d’égal que celui qu’il ressentait pour Elisabeth.
Quelques temps après, il fit la connaissance du Centre Védantique Ramakrishna à Gretz et de son Président à l’époque, Swami Ritajananda, avec qui il eut une correspondance suivie durant plusieurs années, lui demandant des conseils spirituels, et lui exposant son cheminement, ses doutes, son tiraillement entre sa religion à laquelle il restait très attaché et sa découverte des enseignements de Ramana qui l’avaient si profondément enflammé. Après environ un an d’échange épistolaire, après avoir lu de nombreux ouvrages sur le Védanta, sur Ramakrishna et ses disciples, et sur Ramana, Bernard décida de se rendre à Gretz pour rencontrer le Swami. Cette rencontre fut un moment exceptionnel et inoubliable.
En présence du Swami, toute question, tout doute disparaissait. Sa Présence suffisait à effacer l’ego, et ces moments privilégiés emplirent Bernard d’une ferveur et d’une détermination plus grande encore. Pendant près de quinze ans, Swamiji a toujours encouragé, soutenu, rassuré Bernard dans ses moments de doute. Il dissipa ses scrupules quant à sa pratique religieuse, qui tombèrent d’eux-mêmes à mesure que la recherche se poursuivait. Bernard n’osait croire qu’il lui était possible d’atteindre la réalisation du Soi, tant l’exemple de Ramana était exceptionnel, mais Swamiji lui répondit : “Oui, Ramana est exceptionnel, mais la réalisation n’est pas exceptionnelle”. Et il a assuré à Bernard que la réalisation du Soi n’était pas un but impossible à atteindre, mais qu’elle était pour cette vie même. Et il avait raison... Quelques années plus tard, lors d’une visite de Bernard, accompagné de sa fille aînée et d’un jeune ami, il dit : “Moi je ne serai plus là, mais vous aurez Bernard.” Et, s’adressant en particulier à sa fille : “Si tu as des questions, pose-les à ton papa, il saura toujours te répondre”. Ces quelques mots expriment bien la confiance que Swami Ritajananda portait à Bernard, en qui il avait remarqué une ferveur et une détermination particulièrement rares. Et cette confiance poussa ce dernier, plus que jamais, à aller au bout de sa recherche, avec une ardeur infaillible.

Du même auteur :
  • Tout est parce que vous êtes 
  • La recherche du bonheur 


    Extrait du titre


    Question 5/ On parle souvent de purification de l’esprit ou de la psyché comme une étape essentielle avant l’acquisition de la connaissance du SOI. De quoi l’Esprit doit-il être purifié ? En quoi cette étape est-elle nécessaire au cours de la quête du SOI ? Quel est le moyen d’effectuer cette purification ?

    Réponse - Tout d’abord, précisons encore une fois qu’il n’y a aucune connaissance à acquérir pour être le SOI, puisque nous Le sommes déjà. Connaître le SOI, c’est tout simplement Être le SOI. Comme nous sommes le SOI, mais que nous ne le savons pas réellement, c’est ce que nous prenons pour le SOI, c’est-à-dire l’EGO qu’il faut éliminer !
    Quant à purifier l’esprit, c’est-à-dire l’âme ou Ego, cela fait partie des diverses techniques utilisées par les religions ou mouvements spirituels ou encore écoles de Yoga. Cette purification n’a aucun sens pour celui qui suit le chemin de JNANA.
    Mais précisons tout de même que procéder à une éventuelle purification suppose que nous sommes, au départ, impurs... Comprenons très clairement et une fois pour toutes que nous ne sommes jamais, à aucun moment impurs ! L’idée même d’impureté provient certainement, comme une foule d’autres conceptions, des multiples procédés de culpabilisation inventés par les religions... “Je” n’est pas le corps, comment pourrais-je un instant être pur ou impur ? Même le corps lui-même ne peut pas être pur ou impur, il est simplement provisoire et de ce fait soumis à des changements, à un début et donc une fin, c’est tout. D’autre part, vous rappelez-vous avoir un jour sollicité un corps ? Est-ce vous qui avez demandé à venir dans ce corps qui pour le moment est votre forme physique ? Il n’existe absolument rien d’impur ni en l’homme ni en aucune autre forme en ce monde. Tout ce qui existe, arrive simplement. Les choses sont simplement ce qu’elles sont : c’est après l’apparition de ces choses, formes, etc... que nous leur mettons des étiquettes : ceci est bien, cela est mal ; cette chose est pure, celle-ci est impure ; cet homme est blanc, celui-ci est noir, etc... Tout cela n’est que simple conception ! Qui suis-je moi, lorsque, dormant profondément le soir, ces idées, pensées, conceptions, convictions, certitudes, croyances, disparaissent ? Et si elles existent réellement, pourquoi ne sont-elles pas présentes dans le sommeil profond ?
    Comme beaucoup d’autres mots, celui de purification doit être effacé de votre vocabulaire.
    Au lieu de vouloir purifier l’Ego, il est préférable de réaliser qu’il n’existe que parce que le SOI le permet. Découvrons qui se cache derrière l’Ego et le chemin sera accompli !

    6/ Comment un être ayant réalisé sa véritable nature, ne faisant qu’un avec l’Absolu, étant en dehors du temps et de l’espace, peut-il s’intéresser au monde manifesté et à ce qui s’y passe ? Comment peut-il même encore percevoir le monde manifesté ?

    R - Comprenons bien ceci : une personne ne peut pas être libérée, mais au contraire, l’Être Réalisé est libéré de la personne. La différence est essentielle et il faut absolument s’imprégner de cette vérité.
    Cette question concerne l’individu, l’ensemble corps-mental, c’est-à-dire la forme que “les autres” perçoivent. En réalité cela ne se passe pas comme on le croit. Il serait sage de répondre à ce genre de question en disant : “Réalisez d’abord et vous verrez ensuite !”

    On ne peut pas tout dire, tout expliquer lorsqu’il s’agit d’un état qui n’en est pas un puisqu’il se situe dans la non-dualité et que nous parlons à partir de la dualité, ce qui est inévitable. Le problème est toujours le même : les gens voient un homme “réalisé”, ils pensent qu’il est “réalisé”, mais ils continuent à voir un homme, un corps. Si l’on ne voit qu’un homme, on ne trouvera pas un grand changement dans sa vie habituelle. Selon les Êtres, ils continueront de paraître physiquement comme avant, mais ceci ne concerne que les apparences. En réalité, il en est tout autrement. L’Être libre est libéré une fois pour toute de son individualité, il est libéré de la personne de façon définitive et disons qu’il regarde le film de la vie de cet individu qu’il a cru être comme si c’était un rêve, sans plus. Lorsque vous sortez de l’état de rêve, vous pouvez songer aux rêves que vous avez vécus durant cet état, mais vous n’y songerez pas très longtemps, sachant très bien que ce n’était qu’un rêve. L’Être qui a réalisé sa véritable Nature, de la même façon, sortant de cet état que l’on appelle “veille”, constate que ce n’était en fait qu’un autre rêve et “assiste” à la suite du film sans en être perturbé. L’écran n’est pas affecté par les images qui s’y reflètent.
    L’Être réalisé ne dit pas qu’il perçoit le monde manifesté, parce que pour Lui, il n’existe rien en dehors du SOI. Le SOI est la totalité du manifesté et du non-manifesté et pour l’Être libéré, il n’y a aucune différence, mais un tout unique. Mais les mots n’exprimeront jamais ce qui n’est pas exprimable.

    7/ Existe-t-il plusieurs niveaux de conscience ? Si oui, le rêve et le monde manifesté sont-ils issus du même niveau de conscience ?

    R - Oui, on peut dire qu’il existe plusieurs niveaux d’inconscience. Considérant que seul le Soi est la véritable conscience, il faut admettre qu’il y a des personnes plus ou moins inconscientes de leur nature réelle.
    ...




  • Les prix sont donnés à titre indicatif et sont susceptibles d'être modifiés, notamment lors des réimpressions.

    Index des titres Index des auteurs Nouveautés Nous contacter Partenaires