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Embrasser l’immortalité,(Amrut laya)
Méthode pratique pour se libérer du faux  de  Siddharameshwar Maharaj et  - - -
traduit de l'anglais par Laurence Le Doaré

Né en août 1888 à Pathri, petit village du district de Sholapur en Inde, Sri Siddharameshwar Maharaj, maître de Nisargadatta Maharaj et de Ranjit Maharaj, mourut en novembre 1936 à Mumbai.
Doté d’une grande finesse et d’un sens pratique très aigu, Sri Siddharameshwar enseigna le chemin de l’oiseau,Vihanga marg, ou chemin de la connaissance, expliquant que l’on peut facilement atteindre la réalité finale en mettant en pratique l’enseignement du maître. C’est en entendant les générations successives que l’ignorance s’est installée et c’est en entendant les paroles du maître que celle-ci se dissipera.
Vous vous tourmentez inutilement, dit-il, de quoi souffrez-vous au juste ? Vous êtes malheureux mais vous ne savez même pas pourquoi ! Une bonne réflexion pourrait venir à bout de toutes ces souffrances. L’éveillé n’a pas de peines, il est toujours bienheureux ! L’homme limité vit dans la peur constante, il vit sous le joug des péchés et des mérites, des choses matérielles et de l’opinion des autres. Pensez, réfléchissez profondément, et débarrassez-vous de ces peurs. Elles vous paralysent ! Vous êtes comme le veau qui vient de naître, fragile et exposé à tous les dangers, à tous les prédateurs !
Pratiquée avec assiduité cette méthode permet au chercheur de vérité de se libérer du faux et d’Embrasser l’immortalité.

N° ISBN : 978.2.86681.154.9
Année de parution : 2007,
Prix: 26 €
Poids : 0 Grs
Nb pages : 276





Du même auteur :
  • La Clef de la réalisation de soi 


    Extrait du titre




    Siddharameshwar Maharaj est né en 1888 à Pathri, un petit village dans l'état du Maharashtra, en Inde. Quelque temps après le départ de son maître, Bhausaheb Maharaj, il entra en méditation avec la ferme résolution de ne pas en sortir avant d'avoir accédé à la pleine compréhension. Il refusera tous les pouvoirs qui s'offrirent à lui et ne se lèvera qu'au bout de neuf mois parce que son propre maître lui apparut pour lui donner confirmation de ce qui s'est s'était accompli. Ce dernier lui avait enseigné la seule voie de la méditation, traditionnellement nommée voie de la fourmi (pipilya marg). Siddharameshwar Maharaj n'avait donc pas eu d'autre alternative pour réaliser le but qu'il s'était promis d'atteindre, "même au prix de sa vie". Par la suite et dans le seul souci de faciliter la tâche à d'autres il entreprit d'enseigner la voie de la compréhension directe, ou voie de l'oiseau (vihanga marg). Ainsi le renoncement, que les enseignements traditionnels considèrent comme le passage obligatoire préalable à toute recherche, n'apparaît pas indispensable à Siddharameshwar Maharaj. Il considère que les efforts même du renonçant sont davantage un obstacle renforcant l'ego qu'une aide pour sa dissolution. De plus avant renoncer il faut savoir à quoi l'on renonce ; or Siddharameshwar Maharaj enseigne et démontre que tout est illusion, comment dès lors renoncer à un monde ou à quoi que ce soit d'inexistant ? Dans cette perspective le renoncement ne peut donc être qu'une conséquence de la compréhension et, comme tel, il devra plutôt la suivre que la précéder. Une fois engagé sur ce chemin les disciples de Siddharameshwar Maharaj étaient amenés à renoncer finalement au renoncement même, puis s'entendaient dire "vivez désormais dans le monde comme des êtres ordinaires". La connaissance est nécessaire pour se défaire de l'ignorance mais la réalité que nous sommes à notre insu est bien au-delà des deux. Siddharameshwar Maharaj dispensait l'enseignement à tous sans distinction d'âge, de sexe, de religion ou de niveau d'éducation mais il insistait particulièrement sur deux conditions qui rendent le chercheur éligible à recevoir cet enseignement : une foi inconditionnelle dans le maître et une détermination infaillible dans la pratique.

    "La connaissance spirituelle qui n'a pas le support de la dévotion n'est qu'un château de sable. La dévotion est la mère de la connaissance. Sans la grâce du maître il n'y a pas de connaissance et cette grâce ne se révèle que par une dévotion indéfectible. Alors même la boue peut se transformer en or ! Le maître véritable est le protecteur, pourquoi s'inquiéter des autres puisqu'il est là près de vous ? Dans ce monde vous remerciez quelqu'un qui vous donne une simple tasse de thé, même le chien qui appartient au roi est respecté par tous, alors comment pouvez-vous oublier et perdre foi dans le maître qui, lui, vous a rendu capable de transcender la vie comme la mort et vous a ainsi rendu immortel ! L'accomplissement dépend de la foi que l'on a dans le maître".

    "Vénérer le Soi sous la forme du maître est la voie que l'on doit suivre. Le maître réside dans le cour de son disciple et devient son protecteur. Bonne ou mauvaise fortune ne tiennent qu'à vous car si vous vous conduisez en accord avec ce que le maître dit vous aurez toujours ses bénédictions."

    La détermination implacable dont il fit preuve dans sa propre pratique est perceptible tout au long de son enseignement. C'est avec force qu'il nous pousse à abandonner tous les concepts pour que se dévoile enfin ce que nous sommes réellement. Son enseignement suit en de nombreux points les méthodes de l'Advaïta Védanta mais avec cette particularité qu'il met d'emblée l'accent sur le fait que l'aspirant est le but même de la recherche. "Je ne parle que de vous" disait-il, "trouver votre véritable nature est la chose la plus facile qui soit car vous êtes Cela"."Cela" est donc à la portée de l'aspirant, qui, sans l'ombre d'un doute, si sa détermination est ferme, l'accomplira !

    Etant entendu que le Soi (Brahman) est notre véritable nature, pourquoi ne retrouvons-nous pas la même acception de ce mot tout au long du livre ? L'enseignement étant une progression, le maître élève son disciple à travers les différentes étapes de la connaissance. La méthode de l'Advaïta Védanta est de présenter au chercheur l'étape suivante comme étant le but et donc sa véritable nature puisqu'il s'agit de la recherche de soi-même. La principale étape présentée est celle de la source de la connaissance ou conscience. Cette source qui est dans un premier temps le but que le chercheur doit atteindre est appelée Brahman. Dans cette source réside le divin, potentiellement le créateur. Il s'agit en fait du saguna brahman, c'est-à-dire du Brahman qualifié des attributs du créateur. Mais dans beaucoup de textes dont celui-ci fait partie, la précision est rarement notée. On préfère dire simplement Brahman ou atman et il revient au chercheur de comprendre selon le contexte de quelle étape du Brahman ou de son identification il s'agit. Il ne faut donc pas s'étonner d'une apparente contradiction entre des assertions comme "Brahman est la connaissance et vous êtes cela" et "Brahman est au-delà de la connaissance".
    Siddharameshwar Maharaj explique dans "La clef de la réalisation de soi" que le maître doit susciter chez le disciple le désir de se libérer de son état présent pour atteindre la prochaine étape qui est donc qualifiée de vérité avant d'être à son tour rejetée lorsque le disciple y est bien établi, pour pouvoir atteindre la suivante que le maître vous présente à nouveau comme vérité. Une étape n'est qualifiée de vérité que jusqu'au moment ou elle est réfutée dans le but d'avancer encore plus loin sur le chemin de la connaissance de soi. lorsque Siddharameshwar Maharaj affirme "vous êtes le Brahman sous la forme ou en tant que connaissance pure" il s'agit d'une vérité relative car quelques phrases (ou étapes) plus loin il affirmera avec la même vigueur "la connaissance est ignorance, c'est un état et vous êtes au-delà de tous les états, vous êtes le Brahman". Il est plus facile de présenter l'étape de la connaissance comme étant le but plutôt que de répéter "vous êtes Lui qui est au-delà de tout, qui est inconcevable et indicible". L'indicible et l'inconcevable n'étant pas très attirants pour nous autres créatures conditionnées toujours identifiées aux limites que nous impose le mental. De nombreux maîtres n'enseignent donc que jusqu'à l'étape de la connaissance qui, bien qu'illimitée donne toujours du grain à moudre à l'esprit du disciple puisqu'elle est toujours "quelque chose". La source de la connaissance est celle du pouvoir divin qui a créé l'univers entier, elle est illimitée, c'est la conscience universelle, mais aussi subtile soit-elle, elle demeure quelque chose et ce quelque chose le mental peut l'accepter même si c'est bien au-delà de lui. L'expérience divine de la source de la conscience n'est qu'une unité relative car l'observateur persiste. Ici l'existence n'est pas réfutée, au contraire la conscience a la triple nature de la pure existence, pure conscience, pure félicité (sat-chit-ananda). Un but tout à fait acceptable pour l'être car son existence n'est non seulement pas menacée mais déployée aux limites de l'univers !
    Par contre l'étape suivante qui est vidgnyan (l'au-delà de la connaissance traduit aussi par connaissance suprême) réfute tout ce qui est et ce qui n'est pas et réfute la réfutation même ! Au-delà de tout opposé, de toute dualité, elle est aussi au-delà de l'être, de l'existence, de la conscience et de la félicité, ce qui est bien entendu inconcevable et non-enseignable ! Les maîtres qui parlent à ce niveau en général répètent souvent la même chose, ce qui peut exaspérer bon nombre d'auditeurs. Que dire sinon "Vous êtes Lui, vous êtes Lui !" En effet rien de nouveau à l'horizon de la réalité. Elle est et reste ce qu'elle a toujours été.
    L'invitation au voyage de Siddharameshwar Maharaj est un trésor incomparable qui nous arrache de notre condition de mortel pour nous rendre immortel. "L'aspirant embarque pour un pèlerinage vers le monde de l'au-delà des apparences. Ce monde n'est connu d'aucun être vivant puisqu'il ne fait pas partie du monde manifesté. Vous devez juste abandonner vos désirs, et vous tenir comme un roc au milieu d'une foule qui transpire le désir !"
    Siddharameshwar Maharaj laissa son corps en 1936 à l'âge de 48 ans après avoir conduit de nombreux disciples à la compréhension ultime. Parmi eux Nisargadatta Maharaj qui a quitté ce monde en septembre 1981 et Ranjit Maharaj, qui a rejoint son maître le 15 novembre 2000 non sans avoir déclaré auparavant “Personne ne meurt, je vous le dis. Les cinq éléments retournent aux cinq éléments et le pouvoir au pouvoir. Qu'est ce qui s'en va ? Rien, sinon un nom.”

    L. L. D.





  • Les prix sont donnés à titre indicatif et sont susceptibles d'être modifiés, notamment lors des réimpressions.

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