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La recherche du bonheur
Un après-midi avec Bernard. (CD 52'30 + livret) de Bernard
Aussi loin qu'il s'en souvienne Bernard n'a jamais pu se satisfaire de l'éphémère. Catholique fervent par son éducation, ayant une grande dévotion pour la Sainte Vierge, édifié par Élisabeth de la Trinité, épris d'absolu, ce sont finalement son amour pour Ramana Maharshi et le discours tranchant de Nisargadatta Maharaj qu l'ont amené à réaliser bien plus qu'il n'osait espérer. Au cours d'un après-midi il a répondu à nos questions, non pas pour convaincre ou proclamer une vérité mais pour témoigner et partager ce qu'il a découvert et que désormais il vit. Parce qu'il se souvient des difficultés qu'il a lui même traversées, il veut dire à toux ceux qui cherchent qu'il est possible de trouver le Bonheur et que c'est bien plus simple que tout ce qu'on peut imaginer.
N° ISBN : 978-2-86681-148-8 Année de parution : 2006 Prix: 20 € Poids : 100 Grs Nb pages : 0
Sur l'auteur :
Issu d’une famille très catholique, Bernard baigna dès le plus jeune âge dans cette ambiance de prières, de cultes, de credos qui accompagnent toujours toute religion. Cette éducation très religieuse le marqua profondément, et la notion de péché - donc de culpabilité - présente en permanence le perturba très tôt. D’un caractère excessivement passionné, avide d’Absolu, Bernard chercha, s’aidant de tous les moyens offerts par sa religion - à laquelle il croyait fermement - le moyen de devenir “meilleur”, puisque cette religion ne cesse de rappeler à ses fidèles qu’ils ne sont que de “pauvres pécheurs” (comme le dit le “Je vous salue Marie”). Il éprouvait pour la Sainte Vierge un Amour total et démesuré, ainsi que pour Sœur Elisabeth de la Trinité, une carmélite de Dijon qui, comme il le disait lui-même, était “tout Amour”, toute abandonnée qu’elle était à “son Jésus”. Le feu d’Amour qui animait Elisabeth le faisait vibrer de Bonheur tant il sentait sa présence en lui, le rassurant, le guidant de cet élan amoureux que seuls peuvent percevoir ceux qui sont prêts à Tout donner, à tout abandonner pourvu qu’ils “voient Dieu”... Durant ces années, Bernard pratiqua des ascèses très sérieuses de tout son cœur et de toute son âme, avec la ferveur sans limite qui le caractérise. Cependant, la recherche s’intensifiant, il ressentait de plus en plus nettement à quel point les dogmes de sa religion ne pouvaient apporter la moindre réponse aux questions qui le taraudaient, à son besoin de comprendre le “pourquoi” de la vie mais aussi du péché, d’un péché originel dont il sent de plus en plus fort qu’il n’y est pour rien... C’est à cette époque de doutes, en cette nuit trop longue et aride, quelques mois seulement après avoir découvert Elisabeth, qu’il “rencontra” en 1979 RAMANA MAHARSHI par la lecture de ses enseignements. Cette rencontre le bouleversa complètement, et dès lors l’Amour qu’il éprouva pour Ramana n’avait d’égal que celui qu’il ressentait pour Elisabeth. Quelques temps après, il fit la connaissance du Centre Védantique Ramakrishna à Gretz et de son Président à l’époque, Swami Ritajananda, avec qui il eut une correspondance suivie durant plusieurs années, lui demandant des conseils spirituels, et lui exposant son cheminement, ses doutes, son tiraillement entre sa religion à laquelle il restait très attaché et sa découverte des enseignements de Ramana qui l’avaient si profondément enflammé. Après environ un an d’échange épistolaire, après avoir lu de nombreux ouvrages sur le Védanta, sur Ramakrishna et ses disciples, et sur Ramana, Bernard décida de se rendre à Gretz pour rencontrer le Swami. Cette rencontre fut un moment exceptionnel et inoubliable. En présence du Swami, toute question, tout doute disparaissait. Sa Présence suffisait à effacer l’ego, et ces moments privilégiés emplirent Bernard d’une ferveur et d’une détermination plus grande encore. Pendant près de quinze ans, Swamiji a toujours encouragé, soutenu, rassuré Bernard dans ses moments de doute. Il dissipa ses scrupules quant à sa pratique religieuse, qui tombèrent d’eux-mêmes à mesure que la recherche se poursuivait. Bernard n’osait croire qu’il lui était possible d’atteindre la réalisation du Soi, tant l’exemple de Ramana était exceptionnel, mais Swamiji lui répondit : “Oui, Ramana est exceptionnel, mais la réalisation n’est pas exceptionnelle”. Et il a assuré à Bernard que la réalisation du Soi n’était pas un but impossible à atteindre, mais qu’elle était pour cette vie même. Et il avait raison... Quelques années plus tard, lors d’une visite de Bernard, accompagné de sa fille aînée et d’un jeune ami, il dit : “Moi je ne serai plus là, mais vous aurez Bernard.” Et, s’adressant en particulier à sa fille : “Si tu as des questions, pose-les à ton papa, il saura toujours te répondre”. Ces quelques mots expriment bien la confiance que Swami Ritajananda portait à Bernard, en qui il avait remarqué une ferveur et une détermination particulièrement rares. Et cette confiance poussa ce dernier, plus que jamais, à aller au bout de sa recherche, avec une ardeur infaillible.
Du même auteur :
Être simplement Tout est parce que vous êtes
Extrait du titre
Extraits de correspondance : Réponses de Bernard à quelques chercheurs...
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Le SOI est simplement la vie dans sa totalité, cette vie est permanente, toujours présente, mais le chercheur n'est pas toujours Présent à Lui-même, il est souvent, très souvent distrait, il regarde souvent ailleurs, il se disperse, s'égare dans des voies secondaires, dans des pensées, des principes, des concepts, des croyances, des pratiques etc... Tout cela fait obstruction au rayonnement permanent et tout naturel de cette Base qu'est le Soi. Et cela donne l'impression, lorsqu'un déclic se produit, qu'il est extérieur à nous... Il n'en est rien, ce déclic est un petit aperçu du Soi et il s'est "produit" parce qu'à ce moment précis, nous étions en harmonie totale avec cette fameuse Base, le Soi. Plus nous serons présents à Nous-même, plus ces déclics auront le loisir, la possibilité de nous envahir, de nous façonner, de nous transformer et, pour utiliser les expressions de notre petit Soeur Elisabeth, de nous ensevelir en Lui (le Soi). La recherche, le cheminement, la quête de Ce Bonheur que tu pressens est indispensable jusqu'au moment où c'est ta nature véritable, qui, grâce à ta démarche et tout ce qu'elle contient (essentiellement cette formidable Envie toute Amoureuse d'être éternellement heureuse) s’imposera d'elle-même parce qu'enfin tu y adhéreras totalement et sans aucune retenue. |
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