 |

|
Tout est parce que vous êtes
Correspondance et témoignages
en quête du Soi de Bernard
Après avoir lu le premier ouvrage d’entretiens avec Bernard : Être simplement, nombreux sont ceux qui se sont adressés à lui pour approfondir leur compréhension. Ce nouveau recueil donne un aperçu de leurs échanges. Il réunit des extraits d’un an de correspondance (2004) associés à quelques témoignages de chercheurs désireux de partager l’intensité de leur rencontre avec Bernard. Bernard réaffirme avec force que lorsque la Vérité s’exprime il ne peut y avoir ni maître ni enseignement. Il se considère comme un simple témoin de ce qui est au-delà du temps et de l’espace, la base d’où tout s’élance : l’Existence. Il nous invite à découvrir que nous ne sommes pas différents de lui-même. Nous ne sommes pas l’individu absorbé par ses intérêts particuliers, c’est-à-dire l’ensemble corps-mental. Il n’y a donc rien à changer si ce n’est de prendre conscience que nous sommes fondamentalement libres et heureux, indépendamment de toute circonstance. Il nous rappelle aussi que seules une ferme détermination et une passion sans réserve nous permettront de réaliser cet immense Bonheur que rien ne peut altérer mais que le lecteur pourra ressentir en découvrant les propos et l’Amour délicieusement contagieux de Bernard.
N° ISBN : 2-86681-130-5 Année de parution : 2005 Prix: 16 € Poids : 140 Grs Nb pages : 88
Sur l'auteur :
Issu d’une famille très catholique, Bernard baigna dès le plus jeune âge dans cette ambiance de prières, de cultes, de credos qui accompagnent toujours toute religion. Cette éducation très religieuse le marqua profondément, et la notion de péché - donc de culpabilité - présente en permanence le perturba très tôt. D’un caractère excessivement passionné, avide d’Absolu, Bernard chercha, s’aidant de tous les moyens offerts par sa religion - à laquelle il croyait fermement - le moyen de devenir “meilleur”, puisque cette religion ne cesse de rappeler à ses fidèles qu’ils ne sont que de “pauvres pécheurs” (comme le dit le “Je vous salue Marie”). Il éprouvait pour la Sainte Vierge un Amour total et démesuré, ainsi que pour Sœur Elisabeth de la Trinité, une carmélite de Dijon qui, comme il le disait lui-même, était “tout Amour”, toute abandonnée qu’elle était à “son Jésus”. Le feu d’Amour qui animait Elisabeth le faisait vibrer de Bonheur tant il sentait sa présence en lui, le rassurant, le guidant de cet élan amoureux que seuls peuvent percevoir ceux qui sont prêts à Tout donner, à tout abandonner pourvu qu’ils “voient Dieu”... Durant ces années, Bernard pratiqua des ascèses très sérieuses de tout son cœur et de toute son âme, avec la ferveur sans limite qui le caractérise. Cependant, la recherche s’intensifiant, il ressentait de plus en plus nettement à quel point les dogmes de sa religion ne pouvaient apporter la moindre réponse aux questions qui le taraudaient, à son besoin de comprendre le “pourquoi” de la vie mais aussi du péché, d’un péché originel dont il sent de plus en plus fort qu’il n’y est pour rien... C’est à cette époque de doutes, en cette nuit trop longue et aride, quelques mois seulement après avoir découvert Elisabeth, qu’il “rencontra” en 1979 RAMANA MAHARSHI par la lecture de ses enseignements. Cette rencontre le bouleversa complètement, et dès lors l’Amour qu’il éprouva pour Ramana n’avait d’égal que celui qu’il ressentait pour Elisabeth. Quelques temps après, il fit la connaissance du Centre Védantique Ramakrishna à Gretz et de son Président à l’époque, Swami Ritajananda, avec qui il eut une correspondance suivie durant plusieurs années, lui demandant des conseils spirituels, et lui exposant son cheminement, ses doutes, son tiraillement entre sa religion à laquelle il restait très attaché et sa découverte des enseignements de Ramana qui l’avaient si profondément enflammé. Après environ un an d’échange épistolaire, après avoir lu de nombreux ouvrages sur le Védanta, sur Ramakrishna et ses disciples, et sur Ramana, Bernard décida de se rendre à Gretz pour rencontrer le Swami. Cette rencontre fut un moment exceptionnel et inoubliable. En présence du Swami, toute question, tout doute disparaissait. Sa Présence suffisait à effacer l’ego, et ces moments privilégiés emplirent Bernard d’une ferveur et d’une détermination plus grande encore. Pendant près de quinze ans, Swamiji a toujours encouragé, soutenu, rassuré Bernard dans ses moments de doute. Il dissipa ses scrupules quant à sa pratique religieuse, qui tombèrent d’eux-mêmes à mesure que la recherche se poursuivait. Bernard n’osait croire qu’il lui était possible d’atteindre la réalisation du Soi, tant l’exemple de Ramana était exceptionnel, mais Swamiji lui répondit : “Oui, Ramana est exceptionnel, mais la réalisation n’est pas exceptionnelle”. Et il a assuré à Bernard que la réalisation du Soi n’était pas un but impossible à atteindre, mais qu’elle était pour cette vie même. Et il avait raison... Quelques années plus tard, lors d’une visite de Bernard, accompagné de sa fille aînée et d’un jeune ami, il dit : “Moi je ne serai plus là, mais vous aurez Bernard.” Et, s’adressant en particulier à sa fille : “Si tu as des questions, pose-les à ton papa, il saura toujours te répondre”. Ces quelques mots expriment bien la confiance que Swami Ritajananda portait à Bernard, en qui il avait remarqué une ferveur et une détermination particulièrement rares. Et cette confiance poussa ce dernier, plus que jamais, à aller au bout de sa recherche, avec une ardeur infaillible.
Du même auteur :
Être simplement La recherche du bonheur
Extrait du titre
Cher Bernard, Vous m’avez souvent conseillé de ne pas vouloir tout comprendre à tout prix, mais il faut bien acquérir des connaissances pour répondre à la question ultime : Qui suis-je ?
Dans ce merveilleux chemin de la recherche spirituelle, la compréhension n’a pas un rôle essentiel. Cependant il y a quelques observations tout à fait indispensables dont celle-ci : Chaque matin, la conscience d’être apparaît grâce au processus du réveil. On peut l’expliquer ainsi : 1/ JE (la prise de conscience du fait que j’existe). 2/ DANS LE CORPS (instantanément le processus mental associe le fait d’être à la forme particulière dans laquelle il se trouve). 3/ DANS LE MONDE (l’existence particulière ne peut apparaître que dans un espace-temps, donc dans un lieu à un moment donné...).
Le fait de s’identifier à cet ensemble « corps-mental » est un processus naturel et il n’y a pas lieu de vouloir changer la nature parce que ce n’est pas une erreur. Par contre notre propre expérience d’être une personne, c’est-à-dire une forme particulière, n’est pas permanente et c’est cela qui est essentiel. La conscience que l’on a de soi-même apparaît et disparaît et cela tout le monde en fait l’expérience chaque jour... Et c’est là que se pose la question primordiale pour celui qui cherche le pourquoi de la vie, de sa vie, et qui désire ardemment répondre à la question : « Qui suis-je ? » Ainsi, pour constater l’apparition et la disparition de quoi que ce soit, il faut bien que quelqu’un soit présent ! Alors, posons-nous la question : Qui constate ? Je ne peux pas être à la fois celui qui constate et ce qui est constaté. Je ne peux pas être à la fois sujet et objet. Ce que l’on appelle « recherche spirituelle » consiste simplement à observer le fonctionnement naturel de l’apparition et de la disparition de cette conscience d’être et de réaliser que l’impermanence de cette conscience et du mental qui en découle ne peut être perçu que par la base d’où elle s’élance chaque matin et où elle retourne chaque soir. Tout le monde comprend que les vagues ne pourraient exister sans l’océan... Parce que, c’est évident... De la même manière, en observant attentivement et intensément le fonctionnement de la conscience et de tout ce qui en dépend, il deviendra tout à fait évident que la vie particulière ne peut apparaître sans la Vie... tout court... La vie représente l’océan et les vies particulières ne sont que ses vagues. Du sommeil profond, durant lequel je n’ai pas conscience d’être, surgit l’état de veille entraînant avec lui la conscience d’être et le processus mental qui identifie le fait d’être à l’ensemble corps-mental. Si le processus mental s’arrête consciemment, il n’y a plus d’interprétation possible. Le but de la recherche est tout d’abord de prendre conscience de cela et ensuite de tout faire - avec une passion excessive et sans faille - pour fusionner, pour fondre en Cela : fusion du spectateur dans le spectacle, fusion de l’amour particulier dans l’Amour total, fusion de ce qui apparaît dans ce qui Est...
** * Bonjour Bernard, J’ai rencontré beaucoup d’ éveillés ces derniers temps. Éveillés ou non, je ne sais pas ?????????? En tous les cas ils m’ont certainement aidé à y voir plus clair. Je crois que de toutes manières tout est programmé et que donc il est vain de se soucier de ces histoires d’ éveil et de réalisation. Ce que tu dis est vrai, une personne peut en aider une autre, sans pour cela être réalisée, du moins jusqu’à un certain point. Par contre et uniquement parce que c’est mon expérience, je ne peux me taire lorsque l’on me dit qu’absolument tout est programmé. Ceux qui disent que la réalisation se fera si elle doit se faire et que l’on ne peut rien changer n’en on pas fait l’expérience, sinon ils ne pourraient dire cela. D’accord, l’individu est un robot et il est plus vécu qu’il ne vit. C’est une certitude parce que c’est mon expérience. Par contre je ne suis pas cet individu et la conscience que j’ai de cet individu est totalement libre. Tout le monde continue à se complaire dans la confusion entre le spectacle et le spectateur, les événements quotidiens et celui à qui ils arrivent.... N’accepte pas non plus ce que je dis, mais laisse une place à une hypothèse en ce sens. En gros, nous n’avons aucune emprise sur les événements qui arrivent, mais la conscience que nous en avons est libre... De même pour la réalisation, ce fameux programme concerne uniquement l’ événementiel. Le Soi est le témoin privilégié de la manifestation et donc du film. Le film est complet en lui-même, et rien ne peut en sortir. Donc pour réaliser un jour que tout cela n’est qu’un film, il faut quelqu’un d’extérieur à ce film est c’est le Soi. Ce qui veut dire simplement que ce qui permet la réalisation ne peut pas faire partie du film puisqu’il constate l’existence de ce film. On ne peut pas être ce que l’on voit, ni être à la fois sujet et objet et tout fonctionne comme cela. Qu’est-ce qui permet de s’identifier ou pas à cet ensemble corps-mental ? La conscience qu’on en a. La conscience est donc libre. Et c’est une nouvelle formidable ! Tout existe en fonction de la conscience qu’on en a et en tant qu’individu, si tu n’as pas conscience d’être, tu n’es pas.... Il n’est pas nécessaire de croire que l’on existe pour exister et donc inutile de croire quoi que ce soit, il est par contre indispensable de « VOIR » soi-même. Pour base de réflexion, si possible sans l’intellect. De tout Cœur. |
|