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Vanille, mon âme est un parfum
de Danièle Ball-Simon
Dans ce livre écrit à la façon d'une épopée, Danièle Ball-Simon nous conte l'histoire extraordinaire d'une orchidée très célèbre, la vanille au parfum si doux et si puissant. Fille de l'air et de la lumière, envoûtante et merveilleuse, elle séduit les cours et les palais. Intimement liée à l'histoire de la Conquête du Nouveau Monde, la flore nigro de Francisco Hernandez, médecin de Philippe II d'Espagne, n'a pas fini de nous conquérir car elle recèle maintes vertus.
N° ISBN : 978-2-86681-098-6 Année de parution : 2001, 2004 Prix: 9,90 € Poids : 55 Grs Nb pages : 64
Sur l'auteur :
Mon enfance fut bercée par les contes merveilleux que mon grand-père puisait dans son imagination et son amour de la nature, nous dit Danièle Ball-Simon. Alors dès que je sus écrire, je passais de longs moments à rêver, et j'en rapportais des poèmes et des histoires. Après des études de commerce international, auxquelles semblaient m'avoir destinée les deux langues que je parle couramment depuis mon enfance, l'allemand et le français, je suis devenue fondée de pouvoir dans un grand groupe d'assurances allemand, dans une énorme ville où les arbres cohabitent avec les vieilles pierres et le béton : Paris. Et j'ai eu deux enfants qui m'ont rappelé que le vrai pouvoir est celui d'être libre, libre de réinventer sa vie chaque jour, de rêver… et d'écrire. » Pour joindre l'auteur : http://www.danieleballsimon.com/
Du même auteur :
Ginkgo biloba L'Héritage oublié des signes de la nature Pehuen (Araucaria araucana), l’arbre d’un peuple
Extrait du titre
Je suis la fille aimée de l’air fiévreux des forêts tropicales, de la terre sablonneuse et humide des sous-bois, de la limpide rosée du matin.
Je suis l’enfant chéri du soleil, ce monarque à la toison d’or dont le monde est le royaume.
Et voici mon histoire...
** *
Dans mon pays, ce lointain et beau pays nimbé de lumière tout au long de l’année, les jours s’écoulaient aussi calmement que les eaux d’un ruisseau tranquille que rien ne vient jamais entraver. Mon illustre famille porte le nom d’orchidées. Nous fûmes les dernières fleurs à apparaître sur terre et, à ce que l’on raconte, les plus parfaites et les plus sophistiquées que l’on puisse imaginer.
La forêt tropicale où je suis née était chatoyante, exubérante, d’une beauté absolue. Et moi, vivant à même le sol, je passais tout mon temps à contempler cet incessant ballet de feuillages ondulants et d’oiseaux voletant en tous sens, aussi insouciants que le plus léger des vents. Dans l’obscurité, la nature était plus éveillée qu’en plein jour. Elle chuchotait, susurrait, résonnait de jacassements et de piaillements, de craquements et de bruissements. Elle était aussi agitée qu’un enfant qui parle dans son sommeil : son langage semblait incohérent, et pourtant, elle chantait l’ode de la vie à elle-même. Sa douce mélopée s’élevait de plus en plus haut, de plus en plus légère, pour aller se fondre dans le murmure des astres scintillants.
Je semblais faite pour vivre et prospérer indéfiniment dans ce palais de verdure, mais je pressentis que ma destinée allait m’entraîner vers d’autres horizons. Je me sentais appelée loin, très loin, par-delà tout ce que mon regard pouvait embrasser. Et cet appel provenait de l’Amour, de cet autre moi-même qui, quelque part, m’attendait... |
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